« Commandant… l’appel d’urgence est arrivé il y a exactement deux minutes. Le système d’alarme caché de Mme Moreau s’est activé. »
Élodie sentit sa gorge s’assécher.
Système d’alarme caché ?
Delmas acquiesça.
« Ma cliente a obtenu l’autorisation légale pour cela après avoir subi des pressions pour signer des documents. »
Le commandant regarda Élodie avec insistance.
« Pourquoi l’oreiller était-il sur le visage de Mme Moreau ? »
« J’ai fait ça pour la remettre sur le droit chemin. »
« Et pourquoi le tube à oxygène se trouvait-il à côté du lit ? »
Élodie n’a trouvé aucune réponse.
Soudain, on entendit la voix d’Hélène. Faible, mais claire.
«Elle… l’a… emmené…»
Marc s’est figé.
Il n’avait pas entendu sa mère parler aussi clairement depuis des semaines.
« Non, maman… ce n’est pas possible. »
Hélène le regarda droit dans les yeux.
« J’ai… tout entendu… »
Le commandant Lenoir se tourna vers un technicien qui venait d’entrer.
« L’enregistrement a-t-il été sécurisé ? »
« Oui, Commandant. L’enregistrement audio et le message d’urgence ont été automatiquement sauvegardés sur un serveur externe sécurisé. »
Élodie a perdu toute couleur au visage.
Quel enregistrement ?
Le technicien a répondu calmement.
Tout ce qui a été dit dans cette pièce au cours des dix dernières minutes.
Marc sentit ses jambes flancher.
« Nee… »
L’avocat Delmas sortit une enveloppe de son sac.
« Il y a autre chose. »
Il posa le document sur la petite table à côté du lit.
Il y a trois semaines, Mme Moreau a entièrement modifié son testament.
Élodie a failli lui arracher l’enveloppe des mains.
« C’est impossible ! »
« Oui, absolument. »
«Je suis l’héritier !»
« Né. »
Delmas la regarda sans aucune émotion.
«Vous êtes totalement déshérité.»
Marc fixa le document du regard…
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