HISTOIR 08 98

Le lendemain matin, je me suis réveillé tôt.

Non pas parce que j’avais bien dormi, mais parce qu’on frappait fort à la porte d’entrée.

Je suis restée assise tranquillement au bord de mon lit pendant un instant. Je savais exactement de qui il s’agissait.

Antoine.

Il frappa de nouveau.

«Ouvrez la porte ! Il faut qu’on parle !»

Sa voix était tendue, bien différente du ton froid qu’il avait adopté la veille au soir.

Je suis descendue silencieusement, mais je n’ai pas ouvert la porte.

« Que veux-tu, Anthony ? »

« Comment as-tu pu me faire ça ? » s’écria-t-il.

J’ai froncé les sourcils.

« Moi, toi ? »

« Oui ! Où est ma voiture ? Où sont mes factures ? Pourquoi mes cartes ne fonctionnent-elles plus ? »

J’ai pris une grande inspiration.

Et voilà.

Il ne se soucie pas de moi.

La question n’était pas de savoir si j’avais passé la nuit dans le chagrin…

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